Réenchanter l’entraide ! Signez notre pétition !
Cet article vous appelle à signer une pétition pour que s’organise au Parlement wallon une Assemblée citoyenne sur le partage.
Quoi ?
Pour signer en ligne (tutoriel dispo dans la 2ème partie de cette vidéo)
Pour récolter des signatures en version papier (à renvoyer à michael@asblrcr.be au plus tard le 22/06)
C’est urgent ! Pour déclencher une telle assemblée, il nous faut 2000 signatures avant le 22/06. A l’instant où nous vous écrivons, nous en avons un peu plus de 800. Il nous en manque donc encore presque 1200. Ce n’est ni donc perdu, ni gagné d’avance.
Pourquoi ?
Et si on développait un modèle de société dont on pourrait être fier ? Une prospérité paisible car partagée et pérenne.
Avec Energie Commune et Les Amis de la Terre-Belgique, on se dit que ce dont on a besoin aujourd’hui, ce n’est pas d’aller sur une autre planète ou de devenir tellement riche qu’on peut s’acheter une île déserte.
Ce qu’on a besoin aujourd’hui c’est d’être assez prospère pour assurer l’essentiel de nos besoins sans galérer, aller se coucher sans avoir peur du lendemain, sans avoir honte de ce qu’on laisse à nos enfants, sans craindre que nos voisins nous jalousent et nous convoitent pour assurer leurs propres besoins.
Pour pouvoir jouir de cette prospérité sans peur, sans honte et sans culpabilité, pour assurer de façon durable nos conditions de vie, le plus simple, le plus lucide, le plus évident, le plus direct : c’est de partager !
On croit savoir ce qu’est le partage : une valeur sympathique, consensuelle, anodine. Mais derrière cette façade légère se cache quelque chose de radical sans être confrontant :
Une remise en cause de notre rapport à la propriété, à la consommation, à l’individualisme.
Mutualiser, c’est réduire notre empreinte écologique, alléger le budget des ménages, recréer des liens et des lieux de vie collective, reprendre la main sur des décisions qui nous concernent.
Il y a en moyenne, 99 appareils électroniques par ménage français… Qui dorment 95% du temps. Pendant ce temps, un Belge sur six vit sous le seuil de pauvreté et l’OMS classe la solitude en priorité de santé publique.
Pendant ce temps, en 2025 en Belgique, 227 Repair Cafés, ont accueilli plus de 100.000 personnes, réparés plus 39.000 appareils, économisé 2400 tonnes de CO₂ et 240 tonnes de déchets.
Et puis, il y a les Potagers collectifs, les Groupement d’achat solidaire de l’agriculture paysanne, systèmes d’échanges locaux, tiers-lieux, monnaies citoyennes, récupérathèques, fablab, donneries et ressourceries, communautés d’énergies, coopératives d’énergies citoyennes, ceinture alimentaire, villes et communes en transition, bibliothèques d’objets, bois commun, etc, etc, etc.
Le potentiel du partage est immense et n’exige aucune ressource matérielle à acheter ou importer. Le partage est à la fois un levier économique, social, écologique et démocratique.
En Fédération Wallonie Bruxelles, la cartographie du RCR² recense plus de 1200 initiatives.
Pourquoi une assemblée citoyenne sur le partage ?
Une assemblée citoyenne telle que peut l’organiser le Parlement wallon, pourrait s’approprier cet enjeu dans toutes ses facettes : visibiliser ce qui existe déjà, comprendre les obstacles et construire un cadre juridique pour que le partage devienne plus qu’un hobby d’idéalistes isolés mais une vraie politique publique !
Tout particulièrement, si vous êtes ou si vous avez été impliqué.e dans de tels collectifs, si vous savez ce que cela apporte, nous vous invitons avec force à faire connaître cette initiative, à signer cette pétition, à la faire signer par votre entourage et l’entourage de votre entourage !
Si vous êtes impliqué.e.s dans un collectif, peut-être avez d’ailleurs des idées : quelles seraient vos revendications au Parlement wallon ? Ecrivez les nous à info@asblrcr.be
Enfin, pour rendre le projet concret, voici, à titre d’exemples quelques propositions qui pourraient être discutées :
- Mieux recenser et faire connaître les initiatives de partage existantes, pour que les personnes qui souhaitent s’impliquer ou bénéficier de ces services puissent les trouver facilement.
- Accompagner concrètement les personnes et les groupes qui souhaitent lancer une initiative : aide à l’élaboration d’un plan financier, soutien dans les démarches administratives, mise en commun des ressources entre projets.
- Permettre aux initiatives bien établies de bénéficier de financements pluriannuels stables, afin qu’elles n’aient pas à consacrer trop d’énergie à répondre en permanence à des appels à projets.
- Confier à une structure dédiée la mission d’organiser la mutualisation des ressources entre initiatives et de porter des positions communes auprès des décideurs politiques.
- Étendre la logique des bibliothèques communales à d’autres types de biens : équipements sportifs, matériel pour jeunes parents (babythèques), outillothèques, ateliers citoyens partagés, etc. — dans une perspective de véritable service public du partage : accessible à toutes et tous, durable, équitable et adapté à chaque territoire.
- Mettre en place des systèmes de prêt itinérants pour atteindre les personnes et les quartiers moins bien desservis.
- Donner aux maisons de quartier les moyens d’informer et d’accompagner les habitants dans des projets de résilience collective : communautés d’énergie, achats groupés de panneaux solaires, avec un suivi technique et administratif.
- Mettre à disposition, dans chaque commune, des espaces, terrains, locaux et infrastructures publiques pour des projets collectifs citoyens.
- Créer des guichets d’appui et des dispositifs de micro-financement récurrents, facilement accessibles aux initiatives citoyennes, pour réduire les obstacles à l’entrée.
- Assurer des moyens structurels — notamment des ressources humaines (coordination, appui administratif) — pour les fédérations et structures intermédiaires qui soutiennent et outillent les collectifs, et pour alléger la charge qui repose souvent sur les seuls bénévoles.
- Prévoir des incitations fiscales pour les entreprises qui mettent des espaces ou des équipements à disposition de projets collectifs.
- Mettre en place des assurances mutualisées pour les projets de prêt d’objets et d’autres initiatives de partage, afin de sécuriser les participants.
- Désigner dans chaque commune des personnes-ressources pour soutenir l’auto-organisation, la gouvernance participative et la mobilisation des habitant·es.
- Reconnaître et valoriser l’engagement citoyen sous différentes formes : congés citoyens pour les salarié·es, service civil permettant aux jeunes de s’investir dans des repair cafés, potagers ou autres projets collectifs, défiscalisation accrue des indemnités bénévoles.
- Cartographier les biens communs en Wallonie et élaborer une stratégie régionale cohérente pour les soutenir.